Beaucoup de gens en France, ont actuellement un problème.
La crise a touché un nombre importants de nos concitoyens.(augmentation de 22,1% du nombre de chômeurs de catégorie A sur 2009, +0,7% des chômeurs catégories A,B,C au mois de novembre) et un bon nombre des personnes touchées vont arrivées au bout de leur droit à allocation chômage révisée en 2008 et qui prévoit le raccourcissement de la période d'indemnisation ainsi que la baisse de l'indemnisation au bout de 3 mois).
Tout ça au nom de plus de flexibilité, pour atteindre une croissance que notre président devait aller chercher "avec ses dents " pour reprendre son expression . L'homme, qui n'est pourtant pas connu pour être celui qui a les dents le plus courtes du monde, ne semble pas avoir réellement atteint ses objectifs en la matière. Pas de chance, la crise est passée par là.
C'est parce que le système fonctionnait mal. Sans doute mal réglé. Il manquait un tour de vis ou deux mais maintenant, c'est juré craché, ça va aller mieux. Aucune mesure concrète n'a pour le moment été adoptée internationalement ni nationalement, si ce n'est celle, tout médiatique, consistant à taxer les bonus des traders. Mais cette dernière va sans aucun doute changer en profondeur le système, limiter les tentations de constituer des bulles spéculatives, et créer des valeurs sur des choses qui n'en ont pas, et empêcher aussi les agences d'audit financier de falsifier leurs résultats. N'en doutons pas.
Alors les esprits chagrins pourraient se dire qu'ils ont des problèmes. Mais ce serait oublier notre président qui, s'il n'est pas allé cherché la croissance avec ses dents, a fait ce qui pouvait en bradant quelques éléments caractéristiques de notre pays, à commencer par sa dignité et le rôle que ce dernier a joué jusqu'à présent dans la diplomatie internationale. Exit De Gaulle et l'indépendance revendiquée et soignée à coup d'essais nucléaires coûteux en tous points. Exit les décisions françaises. L'OTAN nous tend les bras et il faut nous en réjouir. C'était la seule bonne décision à prendre puisqu'il fallait bien prendre en compte la réalité du monde actuel et arrêter de rêvasser. Nous avons gagné le bercail de l'OTAN et, au passage, toujours pas veillé à construire une diplomatie et une stratégie militaire européenne. On pourra objecter l'intervention sarkozyenne on Ossétie en août 2008, mais aussi s'interroger sur les effets réels et durable de cette intervention.
Ainsi donc, malgré le massacre des fonctionnaires en place publique, (et la suite annoncée dans le Révision Générale des Politiques Publiques épisode 2), la réception de Khadafi sur notre sol le jour de l'anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme, les courbettes devant le président chinois, le lâchage du Dalai Lama, reçu du bout des lèvres par Carla, rien n'y fait, la croissance ne revient pas (+0,5% attendus pour 2010).
Problème donc. Malgré un débat sur l'identité nationale dont on peut penser qu'il ne servira dans le meilleur des cas qu'à faire se souvenir notre président des traits de caractère principaux de notre pays qu'il s'est évertué à fouler au pied (dont la laïcité et le respect et la promotion des droits de l'Homme) les choses ne vont pas bien pour lui. Avec des intentions de vote comprises entre 8 et 10% selon
l’étude de novembre de l'IFOP,le FN reprend des forces et prouve que la politique gouvernementale d'inspiration d'extrême droite porte peu ses effets.
Croissance qui ne revient pas, cote de popularité en chute libre. Et que faire maintenant que la peur de la grippe s'est éloignée? Elle qui tenait les conscience tranquille depuis un moment et occupait largement les sujets de conversation ("on a quelque chose de plus grave à penser que nos problèmes d'argent, d'éducation de nos enfants, de nos conditions de vie, de conditions de travail"), la voilà éloignée. A voir l'efficacité du problème pour tenir éloignés les autres, on pourrait presque se demander combien de temps elle va se tenir éloignée de nous (au moins médiatiquement). Mais n'extrapolons pas : pour le moment, le gouvernement cherche à revendre ses stocks, dont les spécialistes ont dit dès le début de l'épidémie que la distribution de 5% des stocks des pays les plus riches servirait à endigue l'épidémie dans les pays les plus pauvres et en limiter ainsi l'impact mondial et sa nouvelle propagation.
En attendant avec le reflux de cette peur et en attendant la prochaine, des gens, en France, ont de gros problèmes...